Biotopie

Avril 2016
Exposition Biotopie - 14 - 21 Avril 2016 - Ourcq Blanc - Paris 19e
Un biotope est un environnement délimité où coexistent un ensemble de formes de vie dont les conditions relativement stables permettent l’observation. L’homme évolue aujourd’hui dans un milieu où le numérique se mêle intrinsèquement au vivant. Un biotope d’une autre nature qui offre de nouveaux champs d’expérimentation, et dans lequel l’homme crée de nouveaux repères, une nouvelle sensibilité. En suivant cette définition et grâce aux outils de leur génération, trois artistes présentent leurs recherches plastiques liées à la fusion du virtuel avec le vivant, à l’aube d’une époque où le biotope artificiel semble vouloir se substituer au naturel. 

Arthur PALLUY 
Dans sa pratique, Arthur Palluy gravite autour du graphisme contemporain. Ses créations peuvent se définir comme des expérimentations en continu où la part du « glitch » engendre un certain degré d’instabilité. Le temps de l’exposition permet de fixer le champs de ses recherches et dévoile son bestiaire numérique protéiforme.  
 Présenté à travers l’impression et la projection, le travail d’Arthur Palluy s’intéresse aux tensions entre les représentations du naturel et de l’artificiel. Formes organiques, couleurs, mouvements et glitch donnent l’illusion d’une nature « cyber-technologique" grouillante de vie. 

Camille DE-SAINT-JEAN 
Camille De-Saint-Jean est une artiste travaillant la vidéo, le dessin, la photographie et la projection. La spécificité de son approche réside dans le détournement d’images. Ce qui constitue une fin pour certains est un point de départ pour elle. Les photographies et vidéos, numériques ou analogiques, lui servent de matière première. 
 Des sculptures, des espaces ou des séquences de films prennent forme grâce au pétrissage de ce matériau imagé. Dans le cadre de sa série sur la Trans-réalité, Camille présentera Panorama n°1, un paysage vacillant qui fait co-exister des éléments naturels à leur ego numérique. Cette confrontation mène à penser la surface digitale comme une entité vibrante et vivante. 

Hubert MARDI  
Hubert Mardi place l’homme au centre de ses recherches artistiques. Artiste conceptuel numérique, il porte son attention sur le contexte dans lequel il crée, donnant forme à des problématiques confrontant l’homme et la création technologique. Devant le flux incessant de créations sur internet, il légitime la place de l’artiste et injecte un sens au sein de ses créations. Les oeuvres présentées mettent en avant la mutation de l’homme vers l’état de machine, mais aussi comment la matière digitale évolue et devient vivante. Son interêt pour la spiritualité technologique, l’archivage de conscience et l’organisme vivant se retrouvent au sein de ses oeuvres « Monolithe », « Veines », « Décalage » et « Photocopie ».